09-02-2010
 
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Histoire du Vieux-Hull

Le petit Chicago,

c'est l'histoire du Vieux-Hull des années folles.


La prohibition et les ligues de Tempérance sont des dérapages importants de la civilisation occidentale.

Toutes les régions de l''Amérique anglaise ont connu la prohibition à différents niveaux entre 1910 et 1930. Cette prohibition à l'étranger aura créé dans le Vieux-Hull un lieu haut en couleurs de par tous ses antagonismes. Le crime organisé et la culture ont tous les deux fleuris dans cette région frontalière du Québec, face à l'Amérique anglophone. Prohibition en Ontario oblige, tous les bars et clubs se trouvaient du côté du Vieux-Hull. Les artistes en tournée, tels que les Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Duke Ellington et autres venaient donc se produire dans les boîtes de la promenade du Portage, alors la «Main».

Toute cette manne de tourisme culturel et alcoophile a créé, en plus de la contre-bande d'alcool dirigée par les Capone et autres, toute une industrie de maisons de jeu et de bordels. Les tenanciers et hommes d'affaires, proches amis du maire d'alors, M. Alphonse Moussette, géraient la municipalité comme un levier de stagnation policière et sociale. Tant la réputation du petit Chicago était forte, les rumeurs allaient jusqu'à souligner que ce sont des Hullois qui ont en bonne partie fondée la ville de Las Vegas.

Louis Armstrong jouait au Standish Hall (aujourd'hui le Holiday Inn), alors la plus grande salle de bal au Canada (capacité de 1000 dans la salle de bal).  Al Capone transitait l'alcool de sa cache de Buckingham jusqu'aux États-Unis avec l'aide de son cousin qui vivait à perpétuité au Chez Henri (Hôtel aujourd'hui désafecté, bientôt le siège de Patrimone Canadien...). C'était une ère de prospérité, de pauvreté et de corruption. Comme aujourd'hui, mais en pire...

La situation frontalière de Hull a toujours fait des règlements municipaux des exceptions à celles en vigueur ailleurs au Québec. Aujourd'hui, les bars du Québec ferment leurs portes à 3h alors qu'à Hull, c'est à 2h que cesse la fête. Les bars ontariens fermaient leurs portes à 1h et il y avait ensuite une ruée vers les établissements québécois pour continuer la fête. Les bars ontariens ferment dorénavant à 2h, à Hull aussi ast'heure, grâce à une dérogation votée à l'Assemblée Nationale dans les années 90, à l'aube du 21ième siècle.  Au début du 20ième siècle, la même situation s'est produite alors que les bars ontariens fermaient à 23h alors qu'au Québec, à 24h. Les bars hullois ont par décrêt municipal été obligé de fermer leurs portes à 23h.

Dans les années 90, la municipalité a procédé à une opération de nettoyage moral en fermant des dizaines de débits de boissons sur la reputée promenade du Portage, alors la rue la plus violente per capita au Canada. Ces fermetures ont eu lieu dans un contexte peu transparent et souvent décrié avec véhémence par la communauté. Aujourd'hui, par contre, tous sont d'accord à souligner l'importance de la revitalisation du Vieux-Hull présidée par le conseiller d'alors M. Claude Bonhomme.

Par contre, au début du 20ième siècle, la municipalité avait également fermée des dizaines de débits de boissons afin de contrecarrer la réputation peu envieuse de petit Chicago. Il semblerait qu'il ne s'agissait d'un effort historiquement inutile...

Il est important de noter qu'aucune de ces informations ne peuvent être certifiées car elles sont tous issues de conversations de fin de soirée entre le barman et ses clients parfois un peu pêcheur...

 

 

 Article de Wikipedia sur «Hull»

Hull fut établie en 1800 par Philemon Wright, sa famille et quelques connaissances, éloignée de toute civilisation européenne mais au cœur de la plus importante voie de communication fluvial des autochtones d'Amérique du Nord : la rivière des Outaouais, appelée jadis la rivière Kitchissipi, du nom de la tribue qui la contrôlait. Toutes les fourrures du temps de la Nouvelle-France passaient obligatoirement par ce cours d'eau. Fuyant les troubles de la guerre d'Indépendance américaine, qui interdit la prospérité des petits hommes d'affaires et dans laquelle il a combattu contre les loyalistes, Wright se fait concéder le canton de Hull par la Couronne Britannique.

D'abord, en s'établissant, Wright désirait y pratiquer l'agriculture mais la pauvreté des terres de la vallée de l'Outaouais le force à changer d'approche. Les guerres napoléoniennes, sévissant en Europe, prive la Grande-Bretagne du bois scandinave nécessaire à l'entretien de sa flotte maritime et c'est là que le génie de Wright se met en marche. La forêt outaouaise regorge d'immenses pins blancs, de dimension semblable aux séquoias de l'ouest canadien et propriété de sa Majesté. Il invente la "drave", ces trains de bois équarri qui descendent la rivière des Outaouais jusqu'à sa jonction avec le fleuve St-Laurent, à la pointe ouest de l'île de Montréal, ensuite jusqu'à Québec et enfin, en route vers les îles Britanniques. La rivière des Outaouais est impraticable à plusieurs endroits, entre autres, face à Hull, aux chutes de la Chaudière. Wright imagina les glissoires à bois pour le passage de ces différents portages. Le succès de la coupe de bois, organisée par Wright, attirent d'autres hommes d'affaires états-uniens dans la région, ainsi les Macmillan et les Maclaren, par exemple, débuteront l'exploitation de la forêt dans le Pontiac, à l'ouest et sur les berges de la rivière Gatineau, vers le nord. Une exeption notable est à souligner ; la Seigneurie de la Petite-Nation. Située à l'est de la région, cette immense parcelle de terre, s'étandant sur les deux rives de la rivière, était la propriété des Jésuites depuis l'époque de la Nouvelle-France mais n'y mirent jamais les pieds. Un peu après l'arrivée de Wright dans le Canton de Hull, ils vendirent le domaine à un dénommé Louis-Joseph Papineau père, qui sera le seul de la région à pouvoir engager des francophones. Un village de cette région porte aujourd'hui le nom de Papineauville.

En Europe, la défaite française suite à la guerre de trente ans, fait de la Grande-Bretagne une victorieuse se voyant offrir la Nouvelle-France comme butin de guerre mais hésitant grandement à accepter.Ce n'est qu'une dizaine d'années plus tard, vers 1770, que les troubles dans les treize colonies, plus au sud, pousse la Couronne britannique à s'intéresser à sa colonie du nord. Suite au boycott des produits britanniques par les insurgés (Boston Tea Party), la métropole anglaise brise sa promesse de déportation des francophones de la vallée du St-Laurent et la retrocession de leur territoire aux colonies du sud, en accouchant de l'Acte de Québec de 1774: ce seront les éléments déclencheurs de la Guerre d'Indépendance des États-Unis, que ces derniers gagneront grâce à l'appui militaire et financier des français (Lafayette). Ainsi, les britanniques utilisent les habitants de la vallée du St-Laurent comme tampon entre les révolutionnaires états-uniens et les ressources naturelles de l'Amérique du Nord britannique. Ses habitants, francophones, n'ont cependant pas le droit d'en sortir et on s'en assure en établissant les Cantons de l'est (l'Estrie) et de l'ouest (l'Outaouais), qui entoure la vallée du St-Laurent et qui leurs sont interdits.

Pour favoriser sa colonie contre les nouveaux États-Unis, la Couronne lui offre des taux préférentiels sur le bois entre autres. Cette "faveur" sera la raison première du développement économique des villes de Québec, Trois-Rivières, Montréal et surtout Hull et par ricochet Ottawa. L'augmentation prodigieuse de la demande en bois permettra à la famille Wright et à la poignée d'autres exploitants forestiers de la région, d'accumuler des fortunes familiales colossales et de faire-main basse sur les ressources naturelles locales.

Jusqu'à maintenant (de 1774 à 1810), la population de l'Outaouais est très réduite et se limite pratiquement à la descendance des fondateurs, elle est donc exclusivement anglophone et protestante. La colonisation est ouverte et encouragée mais les WASP ne se précipitent pas dans la région. Wright demande au Gouverneur de la colonie de permettre aux francophones de changer de vallée mais la Couronne refuse. Elle trouve cependant intéressante l'idée de Wright d'ouvrir des chantiers, en hiver, pour la coupe du bois se trouvant toujours plus éloigné de la rivière des Outaouais et qui soulageraient les paysans du Bas-Canada de leur manque de ressources. En 40 ans, la population de la vallée du St-Laurent passe de 60 000 à 400 000 habitants, et ce, sur le même territoire exactement que la Couronne lui avait concédé en 1774.En 1810, les premiers chantiers se mettent en branle dans l'Outaouais, sous la promesse que les francophones retournent au St-Laurent l'été venu. Les chantiers de bûcherons seront les sources uniques ou presque de travail pour les gens de l'outaouais de 1800 à l'implantation des infrastructures fédérales dans les années 1970. Il ne faut pas oublier que les descendants des français sont beaucoup plus des coureurs des bois que des agriculteurs, ils font donc d'excellents bûcherons. Ils ont découvert, avec leurs pieds, la totalité du continent nord-américain, ils n'ont pas fait pousser des patates et du blé.

La Guerre de 1812-1815, opposant les États-Unis et la Grande-Bretagne, a comme terrain de bataille le Haut et le Bas-Canada. Les deux colonies abritent un nombre très insuffisant de garnisons britanniques pour la protection des villes mais les canadiens aidés d'autochtones et de leurs techniques de guerilla, mettront en échec les assauts ennemis sur Châteauguay et Kingston. Un problême criant de voies de communication, entre les colonies, apparait lors de ce conflit et la Couronne britannique fait construire des canaux, dont le plus important : le canal Rideau (1820-1832)en face exactement de la rive de Hull, à Ottawa, reliant Montréal à Kingston par la rivière des Outaouais. Le canal attire désormais des gens d'affaires et la colonisation anglophone tant attendue. Ce sera l'arrivée en masse des irlandais catholiques dans la région et ils serviront de main-d'œuvre pour la construction de canal. Malgré l'interdiction, les francophones de la vallée du St-Laurent commence à se disperser après des décennies de famine et se cache dans les bois de l'Outaouais, dans les Cantons de l'est mais surtout au nord des États-Unis, où la moitié de la totalité des habitants de la vallée ira s'exiler. Au tournant du XXe siècle, la plus grande ville francophone d'Amérique est située aux États-Unis.

Bientôt, la colonisation bat son plein en Outaouais avec l'arrivé massive des irlandais et d'une proportion de plus en plus importante d'immigrants illégaux francophones. Les vieilles familles comme les Wright, les Papineau, les Egan, les Hamilton, se voient entrer en lutte contre de nouveaux arrivants qui veulent aussi tirer partie de la manne du bois : les Aylen, les Bauman, les Leamy. Ils engageront que des irlandais alors que les anciens emploient des francophones. Les employeurs exerceront une pression à la baisse sur les salaires en montant les travailleurs ennemis les uns contre les autres. Les ouvriers francophones et irlandais s'affronteront ouvertement dans les rues de Bytown (du nom du colonel qui fit construire le canal Rideau, future Ottawa). Il y aura des affrontementds armés et des morts par balles. Ce conflit est connu sous le nom de la guerre des Shiners (1830)et élèvera le leader charismatique des francophones au rang de héros national : Jos Montferrand.

Lors de la Nuit des Longs Couteaux Québécoise, René Lévesque vint dormir a Hull pendant que la trahison de l'accord de la cuisine s'effectuait a Ottawa.

 

 

Liens sur le Vieux-Hull:

Diapo Hull d'antan et sites actuels  

L'architecture

Ttiré du site du Musée Canadiens des Civilisations 



L'histoire d'après Wikipedia


Livre: Hull, entre mémoire et histoire

 
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